Journée d'Étude CEISME – Sorbonne Nouvelle – Paris 3

Les métavers entre théophanie et ontophanie

Plus de vingt ans se sont écoulés depuis la parution de Snow Crash. Vingt ans, le temps d’une génération qui a vu se succéder des technologies disruptives au point que l’on peut se demander si le terme métavers fait encore sens en dehors d’un périmètre ludique très précis. La distinction entre virtuel et réel n’est-elle pas une fausse dichotomie ? D’ores et déjà, nous vivons une double vie. Notre vie IRL est secondée, complétée, par une couche logicielle qui s’interpose de plus en plus entre nous et le réel. Avec la réalité augmentée, c’est-à-dire avec l’adjonction d’informations à la quotidienneté, avec les google glass et autres objets connectés, c’est une invitation (une injonction ?) à être connecté en permanence qui nous est envoyée (par qui ?). Pour quelles conséquences ? C’est à cette dernière question que nous tenterons d’apporter des éléments de réponse en ciblant le système organisateur de notre cognition. Plus précisément, nous interrogerons l’intentionnalité alors que les algorithmes deviennent capables de simuler des interactions langagières et que le territoire virtuel se structure comme un langage. Nous interrogerons aussi la place de l’exocerveau dans les apprentissages informels pour terminer sur la symbiose homme-machine.

Claude Meyer